Lorsque les clés de la maison sont enfin remises, les extérieurs ressemblent rarement immédiatement au jardin dont on rêvait. Le passage des engins et les différentes phases du chantier laissent généralement un terrain qui demande encore beaucoup de travail.
Il n’est pourtant pas nécessaire de tout aménager immédiatement. Procéder progressivement permet de mieux maîtriser le budget et surtout d’observer la manière dont on utilise réellement les extérieurs.
Commencer par établir un plan
Avant de planter ou de semer, prenez le temps de réfléchir à l’organisation globale.
Où sera installée la terrasse ? Où les enfants joueront-ils ? Souhaitez-vous un potager ? Un abri de jardin ? Où seront rangés les vélos et le matériel extérieur ?
Il faut également penser aux circulations entre la maison, le stationnement, la terrasse et les différentes parties du jardin.
Cette réflexion évite de devoir déplacer quelques mois plus tard des plantations réalisées trop rapidement.
Remettre le terrain en état
Après un chantier, le sol peut avoir été fortement compacté par le passage des véhicules.
Des travaux de nivellement et de préparation peuvent être nécessaires avant d’envisager une pelouse ou des plantations.
C’est également le moment de vérifier les pentes et l’écoulement des eaux afin d’éviter la création de zones où l’eau pourrait stagner.
Définir l’emplacement de la terrasse
La terrasse constitue souvent la véritable extension extérieure de la pièce de vie.
Son emplacement doit tenir compte des accès depuis la maison, de l’exposition au soleil et de l’utilisation envisagée.
Il faut prévoir suffisamment de place pour installer une table et des chaises tout en conservant une circulation confortable.
Si le budget ne permet pas de réaliser immédiatement la terrasse définitive, son emplacement peut malgré tout être anticipé.
Créer les principales circulations
Les cheminements méritent également d’être pensés avant les plantations.
L’accès entre le stationnement et l’entrée, le passage vers le jardin ou le chemin menant à un éventuel abri doivent être pratiques par tous les temps.
Une circulation bien conçue évite aussi de traverser systématiquement la pelouse.
Choisir une pelouse adaptée à ses usages
La pelouse reste appréciée pour créer rapidement un espace vert, notamment lorsque des enfants utilisent le jardin.
Mais il n’est pas forcément nécessaire d’engazonner toute la parcelle.
Des massifs, plantations, terrasses ou zones minérales peuvent réduire la surface à tondre tout en rendant le jardin plus intéressant visuellement.
Planter progressivement
Il peut être tentant de remplir immédiatement le jardin. Pourtant, les végétaux évoluent énormément.
Un petit arbuste acheté aujourd’hui peut occuper un volume important quelques années plus tard.
Il faut donc prendre en compte les dimensions adultes des plantations, leur exposition et leurs besoins en eau.
Commencer par quelques arbres et arbustes structurants puis compléter progressivement constitue souvent une bonne stratégie.
Penser à l’intimité
Dans un lotissement ou un environnement relativement urbain, le vis-à-vis peut être une préoccupation.
Clôtures, haies ou végétaux permettent de créer progressivement davantage d’intimité.
Avant d’installer une clôture ou certaines plantations, il convient néanmoins de vérifier les règles applicables localement.
Faire évoluer le jardin avec la maison
Le jardin n’a pas besoin d’être terminé quelques semaines après l’emménagement.
Il peut évoluer au rythme de la famille et du budget disponible.
Une première année peut être consacrée à la pelouse et aux accès, puis la terrasse, les plantations ou un potager peuvent être ajoutés progressivement.
Cette approche permet de transformer peu à peu le terrain autour de votre maison neuve en un véritable espace de vie extérieur.





